Vous découvrez un petit oiseau au sol et l’urgence vous serre le cœur. Avant d’agir à la va-vite, prenez deux minutes. Une bonne décision maintenant peut sauver la vie de cet oisillon.
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Faut-il intervenir ?
Tous les oisillons trouvés au sol ne sont pas abandonnés. Parfois, les parents laissent leur jeune hors du nid pendant quelques jours. Observez sans vous approcher trop vite.
Si l’oisillon a des plumes bien développées, qu’il saute et bat des ailes, et qu’il appelle ses parents, ne le gardez pas. Les parents sont souvent à proximité et continuent d’apporter de la nourriture.
Intervenez si l’oiseau est très jeune, presque nu, incapable de tenir debout, si le nid a disparu ou si les parents n’arrivent pas pendant plusieurs heures.
Remettre l’oisillon au nid : la première option
La meilleure solution reste le retour au nid. Les oiseaux n’abandonnent pas leurs petits parce qu’un humain les a touchés. Leur sens de l’odorat est faible.
Si vous trouvez le nid, remettez-y doucement l’oisillon. Éloignez-vous et observez à distance. Dans la majorité des cas, les parents reviennent.
Si le nid est détruit, vous pouvez fabriquer un nid de secours. Utilisez un petit panier ou une boîte percée. Tapissez-la de papier absorbant ou d’herbe sèche. Fixez-la près de l’ancien emplacement.
Que mange un oisillon dans la nature ?
Dans la nature, les parents apportent surtout des aliments riches en protéines. Ils donnent des insectes, des vers, des larves et parfois des petits fruits ramollis. Ces aliments permettent une croissance rapide.
Les oisillons sont nourris très fréquemment. Parfois toutes les 20 à 30 minutes pendant la journée.
Alimentation d’urgence et conseils pratiques
Aliments conseillés
- Insectes : vers de farine, petits grillons, chenilles. Coupez-les en très petits morceaux pour les très jeunes.
- Pâtée pour oiseaux insectivores : produit vendu en animalerie. C’est l’option la plus sûre en dépannage.
- Croquettes pour chat : en urgence uniquement. Humidifiez 10 à 15 g de croquettes dans 30 ml d’eau tiède jusqu’à obtenir une bouillie molle.
- Œuf dur : écrasez 1 jaune d’œuf dur et mélangez-le avec 1 cuillère à soupe d’eau tiède. Donnez en très petites quantités.
Aliments à éviter
- Ne donnez jamais de lait ni de produits laitiers.
- Évitez le pain, les céréales sucrées, les restes cuisinés et les aliments secs non humidifiés.
- Ne proposez pas d’aliments crus comme riz ou pâtes non cuits.
Comment nourrir : méthodes et quantités
Installez d’abord l’oisillon au chaud. Placez-le dans une boîte tapissée de papier absorbant. Ajoutez une bouillotte tiède protégée. La chaleur doit être douce, comparable à la paume de la main.
Utilisez un petit instrument pour donner la nourriture. Une pince à épiler, un batonnet ou une seringue sans aiguille fonctionnent bien. Approchez doucement la nourriture du bec. La plupart des oisillons ouvrent le bec instinctivement.
Donnez de très petites portions. Pour un tout jeune, proposez des morceaux de la taille d’un grain de riz. Pour un oisillon un peu plus grand, des morceaux de 5 à 10 mm sont adaptés. Ne surchargez jamais le jabot.
Fréquence : nourrissez toutes les 20 à 30 minutes du lever au coucher du soleil. La nuit, il n’est généralement pas nécessaire de nourrir.
Ne versez jamais d’eau directement dans le bec. L’hydratation doit provenir d’aliments humides.
Comment apprécier si l’oisillon est bien nourri
Un oisillon en forme ouvre le bec activement pour manger. Il avale facilement et reste alerte. Après le repas, le jabot peut être légèrement bombé. Ce n’est pas normal s’il est apathique, s’il refuse de manger, ou s’il a des difficultés respiratoires. Dans ces cas, contactez un centre spécialisé.
Que faire ensuite : soins et relais
Nourrir un oisillon doit rester une mesure temporaire. Les oiseaux sauvages ont besoin d’un apprentissage du vol et de la recherche de nourriture. Ces étapes sont difficiles à assurer à la maison.
Contactez rapidement un centre de sauvegarde de la faune ou une association locale. Avant le transport, placez l’oisillon dans une boîte ventilée. Gardez-le au calme et dans l’obscurité pendant le trajet.
Enfin, n’essayez pas de garder un oiseau sauvage. Sa détention peut nuire à sa survie future. Le mieux pour lui est la réhabilitation et la remise en liberté.


